Karnevale Avenue

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 [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]

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Terek Vöronov
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MessageSujet: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Mer 27 Juin - 14:00

[HRP : non mais lapidez-moi pour avoir osé ce titre]

Ce jour-là encore le Casino était blindé de clientèle et pas eux. Mais Terek n'allait pas râler car la clientèle, il en faisait partie. Lui ainsi que deux autres prostituées avaient en effet décidé de venir foutre la merde comme certains de chez eux le faisaient aussi parfois à la Maison Close ou au Midnight. À peine entrés cependant il se mit à pleuvoir des cordes, le genre de truc très décourageant quand on a prévu de soit se faire virer au bout de dix minutes soit se barrer en courant et qu'on se balade en tenue légère. Aussi les filles étant ce qu'elles sont, elles se mirent plus ou moins d'accord pour se fondre dans le décors sous le toit imbrifuge bien qu'ennemi.

Comme elles auraient préféré crever que foutre de l'argent dans des machines où à divers jeux aussi cons qu'addictifs car c'eut été se faire voler, elles s'installèrent plutôt à une table pour commander à boire ; puisqu'elles ne pouvaient pas s'en prendre directement au personnel tant que leurs moyens de fuite se trouvaient compromis, autant s'amuser un peu à taquiner les clients. Lorsque les boissons arrivèrent, Michelle renversa le contenant lagéniforme dans lequel les serveurs qui les avaient ouvertement grillées pour leur alignement avait osé leur filer ce qui était censé passer pour de la Smirnoff. Inutile de dire que pour leur sécurité il eut mieux valu qu'elles n'avalent pas le liquide en question, c'est pourquoi la table et la moquette prirent à leur place.

Assez fière de leur coup, Sahra avait attaché ses longs cheveux bruns pour se pencher sur la flaque qu'elle étala du bout de l'indexe en dessinant sur la surface des motifs ichytoïdes en se marrant comme une gamine de huit ans. Terek quand à lui fit un croche-patte à une dame qui passait un peu trop près. Son semblant d'excuse hypocrite les fit ricaner tous les trois la seconde suivante. Ils remarquèrent très bien que les occupants de la table voisine se lassaient déjà de les entendre glousser comme sous l'emprise d'une substance illégale, sur quoi Michelle eut une super idée et passa à Terek un ticket usagé du Karnival où était griffonné un terme qui défiait la légende selon laquelle le plus long mot de la langue officielle de Sphéra était composée de vingt-quatre caractères. Il se retourna et s'accouda au dossier de sa chaise pour interpeller les voisins agacés :

- Hé monsieur c'est pour un sondage : qu'est-ce que l' apopathi- apopa... thodiapha- ah merde hein ! Merde, c'était le cas de le dire. Il se saisit du ticket plissa les yeux pour bien distinguer chaque syllabe du terme en question. Apopathodiaphulatophobie. Il fronça les sourcils et se retourna vers Michelle qui en était à se mordre la langue pour ne pas s'étouffer. Toi, rien que pour ça, tu vas me devoir un verre ma chérie. Enfin, un vrai.

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Eduardo A. Rodríguez
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Mer 27 Juin - 16:58

    Karnevale Avenue... Maintenant qu'Eduardo la voyait enfin de ses propres yeux, cette ville était encore plus grande et impressionnante que décrite par ses amis voyageurs. La route avait été longue... L'almancarien était bien fatigué. Même s'il avait pu voler assez longtemps, il avait dû alterner entre la marche et le vol. À la fois ses bras et ses jambes étaient épuisés. Et il fallait toujours faire des pauses pour Roberta, la pauvre petite mouette n'avait pas l'habitude de voyager aussi loin. M'enfin bon. Ils étaient arrivés, c'était le principal. Il ne restait maintenant qu'à trouver un endroit tranquille pour dormir, afin de ne pas être dérangés... Eduardo n'avait pas pris la peine de réserver une chambre en ville, il pouvait tout à fait dormir sous l'apparence d'un corbeau.

    On lui avait dit que Karnevale Avenue était une ville balnéaire. La plage ne devait pas être bien loin. Ils seraient bien tranquilles, là-bas, et Roberta pourrait faire connaissance avec ses congénères étrangères. Eduardo avança donc prudament dans cette jungle urbaine, son amie sur l'épaule. Il remarqua assez vite les coups d'œil des gens autour de lui. Eduardo fronça les sourcils. Ils n'avaient jamais vu de mouettes de leur vie ou quoi ? Pourtant ces idiots vivaient à côté de la mer. À moin qu'il n'ait une tâche très voyante sur sa veste ? Il s'examina donc et ne vit aucune salissure sur ses vêtements. Les Karnevaliens sont des êtres bien étranges...

    Notre petit duo se promena une bonne heure dans la ville. Roberta poussa de longs baîllements. Les lumières puissantes de la ville ne semblaient pas empêcher son sommeil la gagner. Eduardo se hâta de trouver la direction de la plage. Et il y parvint.

    Le jour se leva vite. Quand Eduardo ouvrit son petit œil droit de corbeau encore endormi, il put appercevoir sa tendre petite mouette gambader sur la plage, sûrement à la recherche d'une crevette bien grasse. Elle avait l'air tellement heureuse. Notre petit corbeau était tout attendri. Il descendit du rocher et se cacha derrière pour reprendre son apparence normale, à l'abri des regards. Il était arrivé à trouver un petit coin de plage assez délaissé par les fêtards. Personne n'était venu les embêter durant la nuit. Eduardo avait tellement peur qu'on vienne arracher les plumes de son amie... Oui, il avait une imagination débordante. Sortant donc de sa cachette, il fouilla dans sa saccoche. Ouf, il lui restait quelques algues déshydratées. Le jeune homme s'approcha de la plage et trempa ses algues dans l'eau salée. Après quelques secondes, elles étaient parfaitement commestibles et prêtes à être données à Roberta. Mais celle-ci était déjà en train de déguster sa grosse crevette. Eduardo fit la tête. En espérant que cette crevette n'ait aucune maladie potentielle pouvant toucher la santé de sa mouette, il abandonna l'idée de lui offrir ses algues et les mangea en guise de petit déjeuner.

    Quelques minutes plus tard, nos deux amis furent de retour en ville. Eduardo n'avait pas oublié le principal objectif de sa venue ici. Outre le fait de vouloir redonner une bouffée d'air marin à Roberta, il était venu ici pour aller au Casino. Des adversaires de jeu almancariens, parmis tant d'autres, remarquant son fabuleux don de manier les cartes, lui avaient conseillé d'aller au Casino Jackpot, de la ville de Karnevale Avenue. Ce casino avait la réputation d'accueillir beaucoup, beaucoup, beaucouuuup d'adversaires, de niveau très variés. Et aussi, beaucoup d'argent. Eduardo n'y avait pas réfléchi deux fois. De plus, il commençait à manquer d'argent. Les adversaires à Almancar commençaient à se faire rare, de moins en moins de gens désiraient l'affronter... Bref. Ce casino l'attirait plus que tout. Il était très avide à l'idée de découvrir tous les jeux, tous les adversaires, tous les trésors qui n'attendaient que lui... Oh oui. Plus motivé que tout, il s'était lancé à la poursuite de ce coffre à trésors géant.

    Eduardo n'eut pas la peine de chercher longtemps. Le Casino Jackpot, étant une grande fierté de la ville, était bien indiqué par les panneaux. Et il était impressionnant. Sa façade était magnifique et trahissait l'ambiance chic et luxueuse qu'elle renfermait. Eduardo dut prendre quelques minutes pour admirer l'extérieur. Ayant désormais très envie de découvrir ce que ce chef-d'œuvre architectural renfermait, Eduardo serra les poings, et, bien déterminé, il s'avença dignement vers l'entrée. Même Roberta avait pris un air sérieux.

    Mais son enthousiasme fut vite éteint. Hélas, il n'était que sept heures du matin. Et le casino venait juste de fermer. Les yeux équarquillés, la bouche bée, il était tellement abattu qu'il n'entendit pas l'immense soupir de son amie à plumes.

      « Hurmblr... Keuf keuf. Excusez-moi, monsieur. »

    Eduardo crut entendre la voix d'un vieux monsieur derrière lui. Il se retourna.

      « Je vois que vous voulez aller au casino, monsieur. Mais sachez qu'il n'ouvre qu'à partir de quize heures. Revenez cet après-midi. Des casinos ouverts des le petit matin, je ne sais pas si ça existe... Je me demande d'où vous venez... »

    Sur cette dernière phrase, le petit vieux partit. Eduardo était bien embêté... Qu'allait-il faire jusqu'à quinze heures ? Il regarda autour de lui. Il n'y avait pas âme qui vive dans le quartier... Il était pratiquement désert. Seules quelques personnes agées et des ivrognes sortis d'on-ne-sait-où traînaient dans les rues. Eduardo lança un regard à Roberta. Elle semblait elle aussi d'accord. Ils allaient passer la matinée et le début d'après-midi à la plage.

    De retour en ville, devant le casino, à quinze heures moins cinq, Eduardo était prêt, et vraiment pressé de pouvoir détrousser beeeeauuuucoup d'aversaires en toute légitimité. Quel bonheur. Enfin, sept minutes plus tard, la grande porte du casino s'ouvra enfin.

      « Ah ! Enfin ! cria-t-il, ne pouvant pas empêcher de manifester son enthousiasme qu'il avait pu retrouver. Vous êtes en retard ! »

    Tout content, il s'approcha joyeusement de la porte mais, hélas, son bonheur se brisa encore une fois. Un vigile lui barra la route.

      « Eh, vous là. Vous comptez aller où comme ça avec vot' piaf ? C'est pas autorisé ici. Dégagez. »

    De nouveau anéanti, Eduardo partit vers la plage. Il posa ses fesses sur le sable, regardant les bagues d'un air triste, les larmes aux yeux.

      « Que vais-je faire... Je ne peux pas entrer dans ce casino sans Roberta, je ne peux pas la laisser seule... Et pourtant, j'ai fait tout ce chemin pour venir ici... Je ne peux pas repartir comme ça, pas en ayant fait autant d'efforts... »

    Il plongea sa tête dans ses bras, tout recroquevillé. Roberta remarqua bien qu'il n'était pas dans son assiette. Elle lui picora le crâne, s'emballant ses petites pattes dans la bride de la saccoche de son maître. Eduardo leva la tête d'un bond, ce qui manqua de faire tomber la pauvre mouette qui avait aussi manqué de faire une crise cardiaque.

      « Mais oui Roberta, mais oui ! Ce que tu peux être intelligente ! »

    Eduardo était de nouveau d'attaque. Il saisit sa saccoche, l'ouvrit, retira tout ce qui était inutile, et la proposa à Roberta. Celle-ci ne semblait pas tout comprendre, mais s'y glissa. Eduardo la referma à moitié, laissant un peu d'air à la mouette.

      « Il va falloir être discrète, d'accord ? Ne fais aucun bruit ! »

    Eduardo courut vers le casino pour la troisième fois de la journée, et put enfin y entrer, après le regard surpris du vigile qui avait dû le laisser entrer cette fois. Il y passa l'après-midi. Roberta ne fit aucun bruit comme promis. Il gagna énormément et se fit remarquer en un talentueux joueur. Beaucoup de gens se demandaient d'où il venait. Parfois, il faisait semblant d'aller aux toilettes pour permettre à Roberta de se dégourdir les ailes... pendant trente secondes (il détestait la voir aller trop loin trop longtemps).

    Puis, enfin, le soir, lors d'une partie de Poker très sérieuse, un petit groupe de femmes vint s'installer à côté de sa table. Celles-ci semblaient rire de tout, ce qui en agaça plus d'un, Eduardo y compris. Soudain, l'une d'elle, à la chevelure verte, se retourna pour lui demander ce que voulait dire "apopathodiaphulatophobie". Eduardo fit les yeux ronds, cachés derrière ses grosses lunettes rondes (qu'il avait pris soin d'enfiler avant chaque partie de cartes).

      « Je suis vraiment navré, mademoiselle... répondit-il. Mais je n'en ai absolument aucune idée. »

    Pendant l'intense reflexion qu'avait dû faire Eduardo pour répondre à cette étrange femme, son pauvre oiseau se mit à s'agiter nerveusement dans son sac. Eduardo devint blanc comme un cachet, ne savant que faire. Roberta se mit à hurler. Panique ! Une seule solution vint à l'esprit d'Eduardo, par pur réflexe...

      « Ih ih ih ih ih ih ih ih ih ih ih ih ih iiiiiiiiiih ! »






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Terek Vöronov
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Mer 27 Juin - 20:34

Terek ne prêta que vaguement attention à la réponse négative du jeune homme qui avait jugé nécessaire de lui adresser une réponse, mais quelque chose qui interloqua ses deux camarades l'arrêta lui aussi.

Il se retourna au bruit étrange qui survint de la table qu'il venait de quitter des yeux. Un cri aigu, entre la pie et le dachtyloptère agonisant au soleil sur la plage un soir d'été, mais qui s'avéra à sa grande perplexité venir du jeune binoclard. Il le fixa donc un instant, la bouche entrouverte car il n'aurait jamais pensé qu'un être humain puisse, spontanément et dans une situation donnée, produire un bruit pareil. Une poussée de stress due à une défaite ou une mauvaise position au poker aurait vraisemblablement été à l'origine d'un érythème facial, or il était blanc comme un cul. Terek en déduisit qu'il s'étouffait.

Sans pour autant paniquer comme il ne s'étranglait manifestement pas encore, le prostitué saisit la demie-bouteille de « Vodka » restante, encore couchée sur leur table là où Michelle l'avait auparavant balayée du coude, et se retourna à nouveau sur sa chaise pour la tendre à son voisin. En attendant que les deux jeunes filles restèrent muettes, faute d'exercer une quelconque judicature assez officiellement reconnue pour pouvoir déclarer l'étranger comme fou, bien qu'au fond elles n'en pensaient pas moins.

- Allez mec, bois un coup ça ira mieux. Sentant des traces collantes sous ses doigts autres que la trace liquide, Terek se leva carrément pour poser la bouteille dégueulasse sur la table de l'autre en adressant au passage un gros clin d'œil aux adversaires du brun. Il s'y appuya et s'approcha indécemment du jeune homme, le visage à vingt centimètres du sien. Maintenant qu'il avait de l'alcool, du diachylon sans doute vieux de plusieurs années sur la main et rien pour s'essuyer, ça ne valait plus le coup de chercher une autre cible ; il allait le faire boire lui et s'arranger pour qu'il soit un client de moins pour la concurrence

- Nan, sérieusement, t'es sûr que ça va ? Ils vont griller que t'as un jeu merdique si tu continues ; allez avale ça et détends-toi le slip. À la fois condescendant et menaçant, le tatouage à son bras droit bien visible et le Karnevale à fond : il ne lui donnait pas le choix.

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Eduardo A. Rodríguez
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Jeu 28 Juin - 19:57

    Aïe aïe aïe... Décidément, ce n'était vraiment pas la meilleure idée qu'Eduardo ait eu de toute sa vie. À la place d'éviter tant bien que mal les ennuis... Il s'en attirait des bien pires ! Tout le monde dans la salle le regardait. Un silence complet s'était installé. Quel embarras... Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de pousser des cris de mouettes pour cacher ceux de Roberta. Mais pourquoi s'énervait-elle autant ? « Roberta, Roberta... Désolée de te parler comme ça mais, je t'en suplie, tais-toi... On se fait remarquer plus que tout... ! », pensa le pauvre garçon.
    Plus il regardait autour de lui, plus il comprenait que la situation devenait grave. Il n'avait pas le choix. Il devait faire sortir Roberta pour comprendre ce qu'elle avait. Mais quitter une partie de Poker, cela ne se faisait pas... Surtout pour un joueur de son niveau. Quelle galère... Il fallait tout abandonner. Il reviendrait plus tard. Au point où il en était, il avait assez gagné... Il n'aurait qu'à changer ses vêtements, on ne le reconnaitrait pas. Il pourrait recommencer une partie en toute tranquilité. Jamais Eduardo n'avait autant aimé ses lunettes à la capacité fabuleuse de camouflage d'identité. Allez.

    Mais au moment où il s'apprêtait à se transformer, la femme aux cheveux verts de tout à l'heure – enfin, "femme", elle avait une allure un peu étrange, il faut dire - s'approcha de lui. Elle lui proposa de boire ce qu'elle tenait dans sa main. Vu l'aspect de la bouteille dégoulinante, Eduardo choisit vite de refuser. Mais elle rapprocha son nez de celui d'Eduardo. Elle devait être à une vingtaine de centimètres de son visage. Eduardo fit les gros yeux. Quelles manières ! Eduardo était vraiment très embarrassé. Il vira du blanc au rouge.
    Ah, maintenant, elle lui suggera de "se détendre le slip". Quelle grossier langage ! Eduardo n'en pouvait plus. Cette situation était de plus en plus difficile et insupportable ! Sa mouette qui ne faisait que s'agiter, cette femme qui osait le fixer de la sorte avec cette bouteille menaçante à la main... Il allait vraiment perdre la partie. C'était décidé. Eduardo était prêt à s'envoler !

    ... Quoi ? Il ne comprenait pas. Sa vue n'avait pas changé. Il voyait tout en couleurs. Il était toujours assis. Il avait toujours sa saccoche agitée sur lui et ses cartes à la main... Pas de plumes noires sur son corps, rien ! A la place, il sentait des démangeaisons. Vraiment étrange... Eduardo se concentra un petit peu plus, mais rien à faire. Il ne pouvait pas se transformer. Et il avait encore plus envie de se gratter. Ces démangeaisons lui faisaient presque mal. Que faire, que faire, que faire... Cette soirée était vraiment atroce.

      « Excusez-moi... dit-il en se levant brusquement, sa saccoche tenue fermement entre ses bras. Je ne me sens pas très bien... Je reviens, mais je ne quitte pas la partie. Je vous remercie de m'attendre... »

    Sur ce, il courut aux toilettes. Il ouvrit la sacoche et sa petite mouette en sortit, les plumes légèrements ébouriffées.

      « Enfin Roberta, qu'est-ce qui te prend ! Regarde tous les soucis que tu m'as causés ! J'étais venu pour passer du bon temps ici ! »

    Il regarda son amie en silence. Celle-ci tourna en rond sur la cuvette, l'air embarrassé. Elle n'osait pas regarder son maître en face. Eduardo s'assit par terre et s'étira la peau du visage en soupirant.

      « Excuse-moi Roberta, je ne voulais pas te sermoner... Allez, viens. »

    Il tapotta ses genoux. La mouette, ayant retrouvé le moral, sautilla sur les genoux. Elle lui picora le nez. C'était bon signe. Elle n'avait pas l'air de bien lui en vouloir...

      « Bon, écoute. Je vais te laisser te dégourdir les ailes un peu dehors. Fais bien attention à toi. On se retrouve sur la plage ce soir, d'accord ? Allez. Va. »

    Sur ces dernières paroles, Roberta s'envola par la fenêtre. Eduardo avait un petit pincement au cœur, mais il fit confiance à sa mouette. Il savait bien qu'elle ne pourrait pas vivre sans lui, et c'était réciproque. Ayant repris confiance en lui, il retourna à la table de jeu précédemment laissée en plan.

      « Me voilà de retour, dit-il en se râclant la gorge, pour faire croire que ses anciens hurlements pouvaient être signe d'une éventuelle toux. Nous pouvons reprendre la partie. »






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Terek Vöronov
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Ven 29 Juin - 17:58

Question de bon sens, Terek ne le suivit pas aux toilettes ; il n'avait pas peur du vomi mais c'était quand même passablement dégueulasse. Alors il haussa les épaules et retourna à sa table avec les filles. Ils s'engagèrent dans un débat sur le sexe masculin au sens anatomique du terme, et ce suffisamment fort pour qu'à aucun de leurs voisins joueurs ne soit épargnée la comparaison de certains véritables eunectes non-exuviables qu'il leur avait déjà été donné de croiser au cours de leurs carrières respectives dans le domaine des services en-dessous de la ceinture. Cela dura une bonne dizaine de minutes et ça se sentait à l'air harassé de certains que ces derniers étaient sur le point d'aller se plaindre au personnel, mais avant que cela n'arrive, Sahra s'écria :

- Ah tiens il est pas tombé dedans ! Elle pointa une direction que Terek chercha des yeux.
- Non c'est pas vrai ? Par inconscience ou hédonisme coriace, le jeune homme était en effet de retour. Quitte à s'obstiner, Terek se releva et cette fois suivi de ses deux consœurs, alla barrer la route à cet individu de taille modeste qui s'avéra ne dépasser que Michelle. Pendant ce temps, à la table de de jeu, deux hommes plutôt bien sapés se trouvèrent très agacés de devoir patienter plus longtemps, si bien que l'un d'eux lança.

- Eugène je suis las de cette fatrasie ; allons plutôt aux putes. C'est ainsi que les deux partenaires de poker du jeune homme s'en furent avec leurs gains respectifs, laissant leurs jeux sur la table. Cela n'échappa guère à Sahra, ce que la bachelette s'empressa de faire remarquer en prenant l'air d'une fillette qui venait de faire une grosse bêtise.

- Oh, on dirait qu'on a fait fuir tes copains de jeu. Les trois prostituées tirèrent leurs tronches faussement désolées.
- Excuse-nous mon grand. Elles se resserrèrent sensiblement autour du jeune homme, Terek et ses muscles juste en face de lui.
- Ouais on est désolées. Pour nous faire pardonner on te fait ce que tu veux. Son regard s'assombrit et il adopta soudain une expression très grave. Gratos. Ce n'était pas la politique du gang Artemys de proposer des services sans rien obtenir en retour. Il ne s'agissait là ni plus ni moins que d'une menace de viol s'il osait refuser, menace qui n'avait en réalité que peu de chance d'être mise à exécution certes, car il était entendu qu'il était hors de question qu'elles travaillent ce soir. Mais une menace quand même.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Mer 4 Juil - 12:06

Oh non... Les ennuis furent de retour... La femme aux cheveux verts était de nouveau là. Et elle et ses amies encerclèrent Eduardo. La joie disparut de son visage aussitôt. Il avait peur. Qu'allait-il encore lui arriver ? Ses adversaires étaient tous partis... La partie était finie. Roberta n'était pas là. Lui qui pensait pouvoir continuer de jouer tranquillement, il s'était bien trompé... Tout ça à cause de cette femme. Mais que lui voulait-elle, bon sang ?
    « Oh non... Ma partie... se plaignit Eduardo d'une voix tremblante. Pourquoi ne me laissez-vous pas tranquille... ? Je n'ai rien demandé à personne... »
Ces dévergondées ne firent même pas attention à sa plainte et osaient s'excuser faussement d'avoir fait fuir ses adversaires, en se rapprochant sans gêne du pauvre Eduardo. Il commençait à étouffer. La femme aux cheveux verts était devenue très sérieuse. Elle lui proposa de faire ce qu'Eduardo voulait. Et gratuitement. Il ne comprit pas du tout ce qu'elle voulait dire par là, mais répondit tout de même. Après tout, elle voulait faire ce que lui voulait. Autant exiger quelque chose, surtout dans de telles circonstances.
    « Effectivement. J'aimerais bien que vous me fassiez une faveur ! dit-il d'un air faussement détendu. Allez me chercher à boire. Et chacune un verre s'il-vous-plaît. Je meurs de soif. Ah, et je n'ai aucune exigence pour la boisson. »
Ce n'était pas la peine de les remercier. Après tout, c'était lui le Maître, non ? Il voulait simplement détourner leur attention pour mieux... s'enfuir.






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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Lun 9 Juil - 23:00

Une déception palpable chez les prostituées manifesta qu'elles avaient pensé à autre chose qu'au genre de service qu'exigea le joueur de poker de leur part. Terek le vit venir ; impossible d'aller demander quoi que ce soit dans se Casino avec leurs tatouages apparents, aussi il ne bougea pas et engueula le jeune homme comme s'il venait d'insulter sa mère.

- Ahhh t'abuses ! J't'ai filé à boire tout à l'heure et t'en as même pas voulu. En même temps quelle idée avait-il eue de se refuser à l'anagogie d'un bon bourrage de gueule si c'était pour en redemander juste après ? Certes, même Terek n'aurait pas touché au contenu de la bouteille en question, mais il était sûr d'une chose au sujet de son contenu : il y avait de quoi mettre un cheval au tapis dans le demi-litre restant que Michelle avait eu l'amabilité de se déplacer pour lui tendre une seconde fois. Terek s'en saisit avant qu'il n'ait pu le faire, le temps de lui faire la morale. Y'a bien trois verres là dedans. Faut se méfier des services gratuits mon chaton, tu sais moi le seul trajet en aéronef que j'ai pas payé, on a atterri, j'étais en taule. Maintenant avale. Son ton était brutalement passé de détaché, à grave, à terriblement menaçant. Pour appuyer ses dires, il ne lui laissa même pas l'occasion de poser ses propres mains sur la bouteille et la lui fourra directement dans la bouche. Sahra et Michelle le maintinrent, lui interdisant toute fuite ou mouvement de défense ; mais soit Terek se débrouillait très mal, soit le jeune homme était réellement réticent à avaler ce truc car ce furent ses vêtements qui prirent à sa place. Bénissant pour une fois la densité de la clientèle qui avait épargné la scène à l'attention des vigiles, Terek abandonna, maîtrisant son envie de pouffer comme ses deux camarades.

- … pardon. De toute façon t'avais pas soif. Viens on sort, avec le vent ça va sécher. D'accord ou non, ils se frayèrent un chemin jusqu'à une sortie qui n'en était pas une. La pluie s'était calmée et c'est sur le pavé humide de la terrasse qu'ils s'arrêtèrent. Au vu du peu de tissus que portait Terek, ce dernier put parfaitement attester que la température était basse, mais lui il avait l'habitude et surtout il n'était pas trempé. Les deux autres, quant à elles, eurent vite fait de trouver un moyen de se réchauffer, et ce en se roulant une énorme pelle comme si plus personne n'existait. Terek savait ce que ça voulait dire : il profiterait du temps qui lui était accordé seul à seul avec le brun pour s'en occuper personnellement et à sa manière plutôt que le perdre à leur réciter un épithalame. Il se tourna vers le jeune homme, s'alluma une cigarette et lui tendit nonchalamment son paquet.

- Excuse-les Roberto, elles ont pas eu une vie facile. Tu fumes ? Les quelques cendre incandescentes que la brise arrachait à sa clope ne se collèrent pas sur les vêtements du brun, et de fait ne vérifièrent l'inflammabilité du liquide dont ils étaient imprégnés. Encore heureux.

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HAHAHHAHAH I DID IT YES

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Eduardo A. Rodríguez
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Dim 22 Juil - 20:54

Oh, sa requête n'avait pas l'air d'être appréciée par celles qui lui avait proposé de faire ce qu'il voulait. Celle aux cheveux verts lui reprochait même de ne pas avoir accepté de boire juste avant. Il était vrai qu'il n'avait pas bien réfléchi... Quelle idée de demander à boire. Eduardo se serait bien donné des claques.

Aïe. Malheur. Le retour de la bouteille. Une des deux acolytes de la femme aux cheveux verts venait de donner encore une fois le récipient maléfique à son amie. Eduardo n'était pas du tout rassuré. La femme aux cheveux verts lui dit quelque chose qu'il ne comprit pas avant de lui mettre la bouteille dans la bouche. Pris de panique, Eduardo écarquilla les yeux et dut avaler deux ou trois bonnes gorgées en manquant de s'étouffer. En voulant tousser, il renversa pas mal d'alcool sur ses vêtements et tenta de se débattre pour ne plus boire de cette horreur. Mais c'était en vain, le pauvre Dudu était retenu par les deux autres.

La femme aux cheveux verts finit par abandonner sa manœuvre. Eduardo était trempé. Et il ne se sentait pas très bien... Sa tête commença à tourner violemment. Elle lui proposa d'aller dehors. Elle lui dit pourquoi, mais Eduardo oublia aussitôt. Mais il accepta, l'air frais allait sûrement lui faire du bien.

Ils étaient sur la terrasse. Eduardo avait le regard visé par terre. Il se sentait de plus en plus mal. Il ne faisait plus attention à ce qui se passait autour de lui. Les deux autres auraient pu se rouler une pelle devant son nez, il ne les aurait pas vues. Il prit sa tête dans ses mains. La douleur qu'il éprouvait à la tête était atroce. Il entendit la voix de la femme aux cheveux verts de loin, mais ne réussit pas à comprendre ce qu'elle disait.

Soudain, une présence plumée se fit sentir à côté de lui. Il tourna la tête et put apercevoir la silhouette floue de Roberta. Elle avait dû croire qu'on l'avait appelée. Eduardo était bien content de la voir en ces moments difficiles. Il voulut la prendre dans ses bras, mais à ce moment-même, la petite mouette s'était précipitée sur la femme aux cheveux verts. En voulant la calmer, Eduardo s'était levé mais... sa vision était devenue toute noire et il s'écoula sur le sol dans un bruit sourd.






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Terek Vöronov
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Sam 28 Juil - 17:57

La réaction complètement nulle du jeune homme fut le reflet de son état physique. Terek rangea ses cigarettes sans un mot, déjà en train de chercher où ils pourraient le mettre le temps d'un dégrisement qui s'imposerait sans aucun doute. Hélas pas le temps d'en faire part aux filles ; c'est à la vision d'une de ces formes formes blanchâtres et surtout aviaires qui lui avaient pourri la vie jusque dans ses pires cauchemars que Terek perdit la voix avec ses capacités de réflexion. Quand la chose se jeta sur lui, il lâcha sa cigarette allumée et eut le réflexe de se protéger la tête comme s'il s'apprêtait à prendre la raclée de sa vie. Au moment de la collision, ses jambes le lâchèrent, ce que son cerveau brouillé par son Karnevale qu'il ne maîtrisait plus n'enregistra pas même au moment de sa chute qui s'avéra pourtant éprouvante pour son épaule droite.

L'adrénaline lui brûlait toujours les veines et la sensation toujours présente des plumes et des griffes palmées de l'animal l'affectait d'une nausée terrible lorsque Terek se risqua à rouvrir un œil. La vision de son agresseurs aboyant encore dans les bras d'une Michelle qui le jugeait lui provoqua un second mouvement de recul. La fausse rouquine retint fermement l'oiseau qui tentait de redéployer ses ailes en fixant avec insistance le jeune homme évanouit, puis lui lança :

- Terek pour la cent-cinquantième fois c'est pas un canard qui va te manger ! Regarde comment il est super mignon en plus, vu sa taille ça doit être qu'un bébé. Les efforts renouvelés de l'animal, doublés d'une plainte déchirante le firent ramper en arrière sur deux mètres en autant de secondes plus que sa collègue le rassura. C'est quand sa tête rencontra le rebord d'une table que Terek s'arrêta à contrecœur et vit Roberto, inconscient et situé à une altitude environ égale à la sienne, ce qui bien évidemment lui rappela du même coup son existence. Il fit donc l'effort très pénible de se relever tandis que Michelle demandait à Sahra si à son avis l'animal n'était pas blessé pour pousser des cris pareils.

- Éloigne ce truc bordel ! Il dit et contourna de cinq mètres au moins Michelle et la bête blanchâtre. Sa collègue ne réagit pas ; elle connaissait la comportement du prostitué vis-à-vis des individus ailés, mais pas suffisamment pour le prendre au sérieux s'il en était. Terek, qui n'avait pas tout à fait remarqué l'intérêt étrange que semblait porter la mouette pour le joueur de poker ivre-mort, se pencha sur ce dernier, le releva par le col et le traina jusqu'à la table vide qu'il s'était prise l'instant d'avant puis le colla sur une chaise. Il s'effondra sur une autre à sa droite et laissa les autres s'installer avec eux, sans néanmoins épargner une regard noir à Michelle qui tenait toujours la mouette entre ses mains. Sahra eut un sourire amusé alors que l'intéressée rétorqua :

- Mais si je le lâche et qu'il te re-saute dessus ? Tu vas finir comme notre copain ! Terek enfouit sa tête dans ses mains à cette simple évocation.
- Arrête c'est vraiment pas marrant. Puis il va bien lui hein Roberto tu vas bien ?! Il accompagna sa remarque d'un assez violent coup de coude dans le dénommé Roberto-par-défaut ; si personne ne le réveillait, ils auraient l'air de trimballer un cadavre et c'était pas préférable.




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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Jeu 2 Aoû - 13:25

Eduardo volait au-dessus de la mer avec Roberta vers un arc-en-ciel magnifique. Ils étaient tous les deux accompagnés de jolies petites mouettes ainsi que la famille de Roberta. Magnifique sortie entre potes à plumes. Plus bas, des dauphins effectuaient de merveilleux sauts. Puis soudain, le ciel s'assombrit. Les mouettes paniquèrent et Roberta fut possédée par quelque chose d'étrange. Elle se débattait comme si une chose invisible l'avait attrapée. Et ensuite, Eduardo fut cogné lui aussi par quelque chose d'invisible. Et cette douleur...

Le ramena à la réalité. Sa vision s'éclaircit un peu plus, mais il avait toujours aussi mal à la tête. La femme aux cheveux verts était assise à côté de lui. Elle n'avait pas l'air plus en forme qu'Eduardo... Il tourna la tête et vit sa petite Roberta se débattre dans les bras d'une des acolytes. Sans savoir pourquoi ni comment elle s'était retrouvée là, il se leva d'un bond et cria :
    « Laissez... HIC ! Roberta tranquille ! Qu'est-ce que vous... HIC ! lui avez fait ? … Un seul pauvre homme... HIC ! et ivre comme moi ne vous... HIC ! suffit pas ? »
Les efforts qu'il avait fournis pour venir en aide à sa mouette étaient beaucoup trop épuisants pour lui, dans l'était piteux qu'il était. Il tomba sur sa chaise, sa tête tournant vers la femme aux cheveux verts.

La douleur refit surface et sa vision se flouta encore. La femme aux cheveux verts pleurait. La pauvre, elle devait se sentir tellement malheureuse. Bizarrement, Eduardo sentit une immense peine pour elle. Et il culpabilisait énormément. La pauvre... Elle voulait sûrement rendre Eduardo heureux, mais lui n'avait rien vu, il n'avait rien compris. Qu'il était nul ! Et puis, elle était charmante cette jeune femme. Vraiment charmante. Eduardo commença à pleurer lui aussi. Tellement de sentiments envahissaient son cœur... Envers cette femme... Même Roberta commençait à disparaître de son esprit. Il ne comprenait pas. Mais il devait lui dire. Il le devait. Pour elle. Pour lui.
    « Mademoiselle... Ne pleurez... HIC ! pas... Je sais que tout est de ma faute, que vous ne me pardonnerez jamais... Mais je dois vous... HIC ! dire quelque chose.. Je ne peux plus le garder pour moi... HIC ! Je... Je vous... aime. » avoua-t-il en lâchant toutes les larmes de son corps.






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Terek Vöronov
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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Ven 3 Aoû - 0:20

Terek fut à peine étonné de voir leur jeune victime soudain se lever de sa chaise pour leur gueuler un flot de paroles, incompréhensibles pour sa part et manifestement aussi pour celle des deux autres qui se contentèrent d'avoir l'air étonné. À vrai dire tout ça le dépassait, tout comme cette sensation de panique et cette envie de dégueuler si inexplicables et pourtant si terriblement habituelles en ce type de circonstances. Les coudes sur la table – qu'il s'efforçait de fixer plutôt que la mouette cinglée – et les mains crispées dans ses cheveux, Terek ne sentait même pas ses larmes couler. Il ne fit que renifler en réponse à la déclaration tout aussi délirante de Roberto qui suivit un interminable silence, sans même lui adresser un regard. En réalité, il se fichait de savoir si l'autre faisait preuve d'une empathie à son égard exacerbée par l'alcool ou bien s'il ne savait vraiment plus ce qu'il disait. Sahra poussa un peu Michelle à mettre fin à cette séance de torture, et heureusement celle-ci comprit qu'il y avait un gros problème avec la bête.

- Bon euh... on va aller déposer le canard. Terek s'apprêta à ajouter quelque chose mais sa demande fut anticipée par sa camarade. Loin, promis. Attends pas qu'ils t'agressent pour rentrer, ma poule. Elle se retira donc en compagnie de Sahra qui les salua également. Terek admirait tout autant sa patience envers la bête excitée entre ses bras que l’écœurait une telle attention portée à une créature aussi ignoble. Comme il lui faudrait se remettre un minimum avant de rentrer à la maison close, il se ralluma une cigarette, puisque la première avait été abandonnée sur le pavé de la terrasse. Il écrasa ses larmes d'une main tremblante puis se décida tout de même à ne pas laisser le jeune homme en plan, sans cependant lui cacher qu'il se serait bien passé de la présence d'un inconnu si celle de la mouette, en revanche, s'était avérée inévitable.

- Vas-y, continue, fous-toi d'moi j'dirai rien. Terek se tourna enfin vers le brun, considéra ses fringues toujours humides ; peut-être se les caillait-il au point de chercher à se frotter contre n'importe quoi autour de trente-sept degrés. Ça aurait expliqué sa façon détourné de lui annoncer qu'il l'excitait. Il sourit à demi. Va savoir, je suis peut-être dans tes prix. À moins que tout ton fric soit parti chez ces enfoirés de voleurs.




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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Sam 11 Aoû - 20:29

Un reniflement. Et peu distingué. C'était tout ce qu'elle pouvait répondre à Eduardo ? Le pauvre était bien déçu. Et encore, c'est peu dire. Il tomba sur les genoux, se demandant ce qu'il venait de faire. Parce qu'il ne s'en souvenait déjà plus. Il faut dire que c'est la toute première fois qu'Eduardo buvait autant d'alcool. La première et unique autre fois, c'était avec ses amis nomades qui l'avaient poussé à en boire un peu, pour sa majorité. Et il n'avait bu que la moitié d'un verre. Le pauvre petit, il n'était pas bien habitué à ce genre de breuvages.

À quelques mètres - qui lui paraissaient être des kilomètres -, il entendait les cris de sa mouette. Mais le temps de se retourner, elle était déjà hors de son champ de vue. Et avant même qu'il tentât de faire un pas, la femme - qui avait ignoré ses bons et purs sentiments - lui lança un reproche. Elle l'accusait de se moquer d'elle. Eduardo ne comprenait pas. Il voulait le lui faire comprendre, mais il était tellement soûl qu'il ne pouvait plus prononcer le moindre mot. Il se contenta alors de lui lancer un regard niais, en espérant qu'elle comprît.
Mais elle devait l'accuser à tort, c'était elle qui le prenait pour un imbécile. La phrase qu'elle venait de sortir n'avait aucun sens. « Je suis peut-être dans tes prix. » qu'elle avait dit. Elle cherchait à se vendre ? C'était complètement absurde.
Eduardo, qui avait enfin retrouvé la parole, lui demanda d'être plus claire.
    « Comment ç.. HIC ! ça, être dans mes pr-HIC ? Je ne vous... HIC ! comprends pas trop, mademoiselle... Ce n'est pas.. HIC ! bien de se vendre. Vous pourriez... HIC ! tomber sur des gens mal attentionnés... HIC ! »






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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Mar 14 Aoû - 22:04

La réplique de Roberto fut d'une naïveté surprenante. Le jeune homme se trouvait à Karnevale Avenue et s'était amené au casino sans savoir qu'il s'y trouvait une pute tous les dix mètres-carré. Un étranger, forcément. Normalement ça l'aurait fait rire, là il eut envie de se remettre à chialer ; la faute à la mouette, supposa-t-il. Mais il y avait qu'elle était partie, aussi il s'abstint. Il eut tout de même la politesse de lui fournir un ersatz d'explication, encore trop troublé pour demeurer fidèle à la salope qu'il était.

- Non t'as mal compris, je fais dans le tertiaire. Plutôt de la location. Enfin, j'suis pute quoi. C'était d'autant plus dégradant de devoir l'expliciter que c'était supposé se voir, c'était comme dire « hé regarde, je sais rien faire d'autre alors j'ai raté ma vie ». Il se détourna pour cracher sa fumée autre part que dans sa face de puceau. Tant pis pour la potentielle affaire, Terek n'était pas chaud pour faire dans l'initiation, qui plus est avec un semi-consentant et il n'avait jamais été prouvé que le sexe guérissait du hoquet. Alors il se leva de sa chaise, encore affaibli par sa propre adrénaline et étouffé par l'humidité ambiante, puis toisa la loque à genoux.

- Mais c'est pas ton délire on dirait... ou alors t'es juste trop torché pour comprendre qu'on est pas faits l'un pour l'autre, mon chéri. À dans longtemps peut-être. Terek écrasa sa cigarette sur la table immaculée pour la mettre dans le cul des agents d'entretien et fit demi-tour, sur le chemin des deux filles.




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MessageSujet: Re: [Terminé] Don't call my name don't call my name [ALEJANDRO] [gage]   Ven 17 Aoû - 16:32

Une... Quoi ? Elle était une « pute » ? Eduardo avait déjà entendu ce mot. Il l'avait déjà entendu à Almancar. Mais il venait toujours du venin craché par des personnes peu recommandables. Et il était souvent employé pour insulter quelqu'un. Alors même si cette personne ne semblait pas très aimable, Eduardo ne voulait pas qu'elle s'insulte elle-même. Les gens qui font cela sont souvent mal dans leur peau, non ?
    « Mais Mademoiselle... Il ne faut pas vous donner une mauvaise image de vous-même... »
Elle ne lui répondit même pas. C'est tout juste si elle l'avait entendu. Elle repartit aussitôt. Eduardo resta planté là, la bouche bée. Puis il mit quelques minutes pour réaliser que Roberta était partie avec une des acolytes de la femme aux cheveux verts depuis un petit moment. Il reçut instantanément l'équivalent d'un électrochoc et, comme si l'alcool s'était évaporé de son corps, il courut vers l'intérieur, sans s'écraser sur le sol et sans aller de travers.

C'était la panique générale. Roberta avait réussi à s'enfuir des bras de l'autre femme, et elle criait et arrachait les cheveux de tous ceux qui voulaient l'attraper. Des gardes commençaient à s'armer et la pointer de leurs fusils. L'air karnevalien n'avait pas l'air de plaire à sa chère amie. Eduardo n'avait pas le choix. Soit il retentait de se transformer en corbeau et de fuir avec Roberta sous les balles des gardes, soit il se contentait de pleurer à l'avance sur le triste sort de sa pauvre mouette. Mais le choix fut vite fait. Aussitôt métamorphosé – cette fois, ça avait bien marché ! - il prit sa sacoche grâce à son bec et fonça vers Roberta pour lui dire de fuir. Mais celle-ci ne le suivit pas, elle préférait pincer le nez d'un pauvre client du casino. Eduardo comprit que Roberta avait quelques côtés sadiques quand elle était énervée en réalité... Mais voilà, les gardes se mirent à tirer partout. Il fallait vite partir. Vite.

Eduardo reprit sa forme normale, sauta pour attraper Roberta et s'enfuit le plus vite qu'il put, entre les balles. Roberta était vraiment hors d'elle puisqu'elle lui pinçait les mains. Sous le coup de la douleur, Eduardo la lâcha, mais elle volait au dessus de lui en lui tirant ses longs cheveux. Mais au moins, les deux amis étaient vivants. Eduardo avait fini par supporter un peu mieux l'alcool et ils allaient pouvoir bien dormir sur la plage. Et puis, Eduardo avait gagné quelques sous. Alors, tout était bien qui finissait bien, non... ?






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