Karnevale Avenue

blblbl
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Mer 30 Mai - 20:27

    Bien qu'il était l'homme à tout faire, il était plus important aux yeux des scientifiques de l'A.R.K. qu'ils pouvaient le laisser croire. Et ça, même Késar - avec son cerveau "artificiel" mais pourtant intelligent - le savait. Certes, il ne savait pas s'il devait considérer que c'était un honneur de se faire trifouiller, disséquer, et autres choses morbides, mais il était là pour ça. Surtout qu'il n'était pas utile qu'à ça. Le plus drôle, bien que ça ne le soit pas vraiment - tout dépend l'humour - disons que c'est ironique, mais il mettait au service ses compétences scientifiques, et servait en même temps de sujet par moment.
    Mais heureusement, il n'avait pas à subir tout cela aujourd'hui. Il avait été appelé pour une mission différente : récupérer d'autres cobayes pour leurs expériences. Mais pas dans la zone ou autres, mais bien à la prison du Camp Rouge. Traverser les montagnes n'était pas chose aisée, mais il n'eût pas à monter bien haut, préférant la contourner, quitte à perdre un peu plus de temps. Il était venu en fourgon, qui était plutôt bien équipé pour recevoir des détenus qui n'allaient probablement pas être consentants. Késar ne leur dirai pas qu'ils allaient servir de sujets d'expérimentation, du moins, il ferait en sorte de ne pas le faire. Il avait beau être fort, tous ces prisonniers ne devaient pas être commodes, et devaient surtout être fous. Il se contenterait alors de rester silencieux - bien que ça risquerait de les énerver - ou de leur faire croire qu'ils étaient déplacés. Mais peu d'entre eux risquaient de le croire bien longtemps. Ils étaient peut-être probablement fous, mais pas idiots.
    Il avait donc pris soin de s'équiper en conséquences. Fusil à pompes - bien que ses supérieurs espéraient qu'il ne s'en servirait pas -, gilet par balles, et même taser, au cas où il choisirait de les assommer, ou du moins de les abasourdir un instant - pour ensuite les assommer justement - plutôt que de leur faire deux gros trous dans la poitrine. Habituellement, Késar menait à bien ses missions, bien que par moment, il ne fasse quelques bavures. Cependant, il comptait bien faire.
    Après plusieurs heures de route, le membre de l'A.R.K. arriva enfin au Camp Rouge. Bien protégé, il dut se présenter à maintes reprises afin de passer les différents niveaux qui se présentaient à lui.
    On l'emmena alors dans la prison même, accompagné. Il fût obligé de déposer ses armes avant de faire un pas de plus. Ne sait-on jamais, qu'ils lui avaient dit. Késar, lui, était resté silencieux, et s'était exécuté. Pour le bien de la mission, pensa-t-il, ou du moins, ces pensées lui avaient traversé l'esprit.
    Il fit quelques pas en direction des cellules, seul, et s'avança vers l'une d'elle, qui avait l'air bien solide. Il ouvrit le petit panneau, prudent, et jeta un regard à l'intérieur. Sombre, décrépi et glauque à souhait. Comme on pouvait se l'imaginer. De quoi devenir fou.
    Les yeux du jeune homme se posèrent alors sur une feuille qu'on lui avait remise juste avant, et où les noms des détenus étaient inscrits.

    "Darghan Sargueia, débuta-t-il, lisant le nom à voix haute et distincte, tout en articulant bien, faisant alors penser qu'il allait lui annoncer qu'il allait devoir aller sur la chaise électrique. Quoique c'était presque le cas. "Je vous saurais gré de bien vouloir me suivre sans poser de questions." reprit-il, sans prendre la peine de prononcer ces mots avec compassion ou sympathie. Ce fût dit avec froideur et monotonie. Quoique ça l'étonnerait qu'il faille prendre des pincettes pour se les mettre dans la poche.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sargueia Darghan
ALMANCAR

♦ Messages : 29
♦ Messages RP : 19
♦ Inscription le : 20/05/2012
♠ Humeur : Folle
♠ Emploi : Prisonnier hin.
♠ Karnevale : Aucun.

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Jeu 31 Mai - 8:04

Les lézards d' obscurité sillonnaient les murs, dans le néant le plus total. Le silence de mort l'enveloppait comme une camisole bien plus puissante que toutes les chaînes dont on aurait pu avoir l'envie sadique de l'entraver. La faim qui lui tenaillait les entrailles les premières semaines n'était plus qu'un fléau muet qui lui grignotait lentement les tripes dans une douce agonie dont il ne sentait même plus la souffrance. La lumière de ses yeux s'était éteinte, voilant ses pupilles d'un nuage incurable. Ses muscles s’effondraient sur ses os cassés, en mal de nourriture salvatrice.

Un grincement retentit dans la porte blindé. Un faisceau de lumière si lumineux qu'il en était presque paradisiaque trancha l'obscurité démoniaque de la cellule. Sargueïa semblait dormir. La voix le tira de ses pensées nébuleuses. Il ne releva pas pour autant la tête. Il devait certainement rêver, sortir d'ici aurait été trop beau pour être vrai.
Mais qu'est-ce que la réalité ou la fiction, sinon des illusions dont on décide le chemin.

Le loquet ne se souleva pas ; on le craignait trop. Mais l’œillet ne se referma pas. Un nom filtra dans la cellule et rebondit contre les parois moisies.

-C'est...Matricule 15122008.

La voix avait filtré comme une flèche dans les fils d'obscurité et de silence. Seulement après l'éparpillement de cet écho sinistre, l'homme – ou ce qu'il en restait – releva la tête, ses longs cheveux gras lui tombant devant le visage comme un rideau de maladie.

-Qu'est-ce que tu veux toi ? Ca y est, on m'emmène à la mort ?

Un sourire édenté s'étira sur son visage balafré. Dans le noir, ses deux yeux jaunes scintillaient comme ceux d'un chat prêt à bondir.
Il avait faim, tellement faim.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Dim 3 Juin - 10:53

    La voix de l'homme, bien que rauque, se fondait trop avec le décor pour parvenir jusqu'à lui sans être atténuée, et malgré l'écho engendré. Il en comprit pourtant les mots. Son visage impassible ne changea pas le moins du monde. Cet homme s'apparentait lui-même à un numéro. Avait-il perdu tout espoir ? Se souvenait-il encore de son nom ? Des questions que Késar s'était posé l'espace d'un instant, laissant alors le loisir au détenu de s'exprimer à nouveau.
    Malgré le fait qu'il ressemblait à un cadavre ambulant et que toute joie avait dû disparaître en lui depuis bien longtemps, le membre de l'A.R.K. put apercevoir le sourire de folie qui s'était formé sur son visage malade. La légèreté de ses paroles pour quelque chose d'aussi effrayant - normalement - et son attitude prouvait qu'il était réellement au bord du gouffre. Peut-être n'attendait-il que ça : mourir.

    "Pas exactement." reprit-il, alors qu'il fixait le regard de prédateur du prisonnier. Il ne put s'empêcher de dire ça, ce qui l'étonna, lui qui réfléchissait toujours avant de parler. Il fronça légèrement les sourcils, et continua : "Vous n'avez pas à poser de questions."

    Il lui avait rappelé sa condition, celle d'un détenu, d'un matricule même, qu'on tenait en laisse. Alors que lui-même était enchaîné.
    Un des gardiens apparut sur la droite de Késar. Il lui chuchota quelques mots au creux de l'oreille. Cependant ce dernier ne quittait pas des yeux Sargueia. Bien qu'il y ait une porte blindée, l'oeillet était assez grand pour qu'on puisse lui arracher les yeux.

    Késar plissa les yeux jusqu'à ce que l'autre ait fini de lui parler, et se remit droit devant la petite ouverture.

    "J'aimerai que quand j'ouvrirai cette porte, vous ne montriez aucun signe d'agressivité."

    Bien que cela soit formulé comme une demande, c'était dit avec un ton autoritaire. Il n'était toutefois pas sûr que l'autre prenne réellement ça comme un ordre, et qu'il ne s'exécuterait pas. Après tout, depuis combien de temps n'avait-il pas mis les pieds hors de ses murs moisis ? Késar n'en avait aucune idée, mais, bien qu'il ne ressentait pas la peur, un sentiment étrange l'envahit alors qu'il posait sa main sur le loquet.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sargueia Darghan
ALMANCAR

♦ Messages : 29
♦ Messages RP : 19
♦ Inscription le : 20/05/2012
♠ Humeur : Folle
♠ Emploi : Prisonnier hin.
♠ Karnevale : Aucun.

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Dim 3 Juin - 13:15

Le vouvoiement mêlé à l'insulte de sa condition sonnait comme un plat amer qu'on allait lui jeter sous la porte. Il pouffa, nerveusement. Ses muscles se tendirent. Ce sauveur tenu en laisse, comme lui, avait-il seulement tenu compte de son dossier avant de venir le chercher ? Voulait-on le tuer, à le laisser venir jusque devant sa cellule, et ce, sans escorte ?

Il s'était trompé. Les gardes des cellules pressaient l'envoyé de se grouiller les miches s'il ne voulait pas finir enfermé, lui aussi. Il lâcha un rire franc cette fois-ci, grognement rocailleux d'une bête qui connaît l'avenir de celui qui vient de le défier en toute naïveté.
La voix de l'homme était blanche et trop pure, comme celle d'un robot qu'on aurait programmé.

Sargueia se dressa sur ses pattes. Un coup de vent.
Bam ! Son immense carcasse cassée par les mois fit vibrer la porte blindée qui le tenait en cage. Ses longs ongles grincèrent contre l'acier tandis que ses yeux, puits de haine sans fond, se plantaient comme des poignards aiguisés dans ceux de son interlocuteur.

-Mais tu me prends pour qui ?

Son souffle raque et putride s'échappait de l’œillet tandis qu'il capturait des particules d'un air différent des remugles mille fois recrachés dans sa cellule sans fenêtres. Son mitard noir et poussiéreux, si petit que l'on aurait même pas envie d'y mourir.

-Moi violent ? Pas du tout gars, tu devrais comprendre, après tout on se ressemble un peu...


Deux chiens en laisse, face à face, à refuser qu'on les libère alors que la porte se tenait chaque jour grande ouverte devant leurs yeux pourtant voilés par la rage et l'envie de vengeance. Les griffes de Sargueia passèrent par l’œillet, comme s'il aurait voulu déchirer la porte par cette mince ouverture.

-J'ai pas envie d'te suivre gars.

Pour aller dans un endroit pire que celui-ci, jamais ! Sa tête lui tournait. Ses yeux s'embuèrent.

-JE VAIS TE BOUFFER !

La porte tressaillit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Mar 5 Juin - 14:19

    Késar n'avait jamais fait preuve de tact, et ce n'était pas aujourd'hui que les choses allaient changer. D'autant plus qu'il parlait à un détenu, pour qui tout espoir était vain, et dont la condition humaine était à déplorer. Loin de là qu'il se donnait le droit de dénigrer les autres, alors que lui-même était à blâmer, mais c'était dans sa nature, quoique non naturelle.
    Sans vaciller, il tint face à la bête féroce qui s'était agitée dans sa cage, et qui venait de s'effondrer sur la porte. Késar aurait juré qu'elle avait vibrée, et qu'elle était sortie de ses gonds l'espace d'un instant. Cependant son regard froid était toujours plongé dans la folie de l'homme qui se tenait maintenant à quelques centimètres de lui. S'il n'y avait pas eu cette séparation métallique, probablement que la situation aurait été différente.

    Impassible, les premiers mots qu'il avait prononcé s'évaporèrent à travers l'oeillet. Ce furent les suivantes qui firent arquer les sourcils de Késar.

    "Je ne pense pas que l'on se ressemble." émit-il, sans non plus grande conviction dans la voix. Il ne pouvait accepter pareille vérité. Et il fût sauvé par Sargueia, qui lui annonça en toute franchise qu'il ne le suivrait pas. Késar ne put s'empêcher de soupirer, bien qu'il s'était attendu à cette réaction de la part de tous les détenus, ou presque. Ce fût inévitable. Il allait donc devoir le traîner de force, et ce, au plus vite, car lui comme les gardiens ne voulaient pas qu'il reste ici plus longtemps. Probablement pour cacher les ignominies qu'ils devaient faire ? Parce qu'ils semblaient sincères quant à l'enfermer. Qu'ils essaient donc, pour voir.

    Cependant, alors qu'il allait ouvrir sa bouche pour prononcer des mots programmés, il fût coupé par la secousse et le râle plutôt violent que le prisonnier avait provoqué. Les yeux comme des billes, à cause de la surprise, il fit légèrement un pas en arrière. De la peur ? Non, autre chose. Il avait réellement cru que la porte allait céder, et avait voulu s'éloigner. Rien de plus. De toute façon, elle ne s'ébranlerait pas, elle avait du survivre à pire. Il avait même lâché la poignée.

    "Bon, écoutez. Je n'ai pas beaucoup de temps. Que vous vouliez ou non, ce n'est pas mon problème. Je ne vous demande pas votre avis." Il ne savait pas pourquoi il le vouvoyait. Peut-être parce qu'il était programmé comme ça. "Je ne pense pas que votre condition pourrait empirer. Votre sort ne changera pas. Alors à quoi bon ?" Malgré que cet homme devait croupir ici depuis longtemps, au vu de son état, Késar avait du mal à comprendre qu'il ait encore la force de lutter.

    Il sortit alors une seringue d'une poche spéciale accrochée à sa ceinture. Il ne savait pas si d'ici, Sargueia pouvait la voir, mais il s'en fichait de toute façon. La tâche la plus difficile s'annonçait : ouvrir la porte.

    "Eloignez vous de la porte." ordonna-t-il, sachant pertinament que même si l'autre s'éxecuterait, ce serait pour mieux lui sauter dessus. Bizarrement, il savait que les paroles qu'il avait hurlé avant n'étaient pas jetées en l'air. Elles étaient sorties du coeur, ou plutôt du fond de son estomac.

    Il planta son regard placide dans ceux du détenu, et remit sa main libre sur le loquet. On pouvait l'entendre ouvrir lentement, le grincement strident prouvant l'acte. Il allait devoir agir vite, car si l'autre venait à se jeter sur la porte, elle ne ferait pas que tressauter, mais en accélèrerait probablement l'ouverture.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sargueia Darghan
ALMANCAR

♦ Messages : 29
♦ Messages RP : 19
♦ Inscription le : 20/05/2012
♠ Humeur : Folle
♠ Emploi : Prisonnier hin.
♠ Karnevale : Aucun.

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Mar 5 Juin - 17:14

Ce vouvoiement était si ignoble qu'il lui donnait envie de vomir. Lui qui avait si faim, cet homme lui avait coupé tout appétit. S'il venait à le dévorer, ce ne serait que par haine, par envie qu'on le laisse tranquille quand il ne cassait pas du caillou. Sa respiration haletante s'accéléra lorsqu'il le vit reculer ; il faisait son petit effet. Allait-il rebrousser chemin, le laissant dans le noir, jusqu'à ce que les gardes aient une fois de plus envie de le battre ?

Son interlocuteur saisit quelque chose que ses yeux embrumés ne perçurent pas. Son discours inutile s'évapora dans les airs tandis que son attention se focalisait de nouveau sur la progression du nouveau venu en direction de sa cellule.
Les gardes amorcèrent un geste, hésitèrent, puis revirent à leur place, comme de gentils valets de ce nouveau royaume qu'il détestait tellement.

-Si ma condition ne change pas, autant que j'reste là. Je m'suis habitué.

On les traitait de telle manière que leur humanité disparaissait pour laisser exploser ce côté bestial qu'ils cachaient 99% du temps passé dans leur inconscience, au creux de leurs désirs refoulés. Voulait-on désormais les traiter comme des animaux, les piquer comme des bestioles qui craignaient et les trimbaler d'une destination à l'autre, dans une petite boite ? Les montrer dans un zoo Amenthalysien comme des bêtes de foire : « Voici ce que sont vraiment les Traqueurs : des monstres »

Un monstre. Il n'avait jamais autant correspondu à la définition que depuis qu'il avait le loisir de s'abandonner à la folie, dans l'obscurité de sa cellule de terre battue, sans nourriture, avec pour seule occupation les champs d'exploitation dans le désert d'Opale, qui tiraient jusqu'aux filament de la corde qui les tenait en vie.

La porte cliqueta.
Etait-ce donc si facile de l'ouvrir ?

Sargueia rabattit ses lèvres sur ses gencives, découvrant deux rangées de dents cariées qui malgré leur apparence fragile, ne demandaient qu'à mordre dans cette chair fraîche.

La porte s'ouvrit.
Il bondit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Dim 10 Juin - 13:21

    L'ouverture de la porte possédait un loquet, une grosse poignée qu'il fallait basculer avec force. Probablement qu'il fallait deux hommes pour l'ouvrir habituellement, ou du moins deux bras puissants, mais la seule force du bras de Késar suffisait. Pour lui, c'était aussi épuisant que s'il avait du porter un verre à sa bouche.
    Il ne fit pas attention à la remarque de l'homme, bien qu'il l'entendit. Simplement, il préféra ne pas répondre. L'autre était décidé à rester ici. Bizarrement, Késar le comprenait ce que le prisonnier ressentait. A quoi bon changer de vie, qui était déjà chaotique, pour en avoir une autre équivalente. Même si ce qu'attendait Sargueia était peut-être pire. Quoique, il ne connaissait pas les traitements qu'ils subissaient au Camp Rouge, donc il ne pouvait pas s'avancer.

    Pendant un instant, un dixième de milliseconde probablement, Késar se sentit proche du détenu. Ils venaient d'un endroit différent, mais semblaient si semblables toutefois. Il n'eût pas le temps d'y penser que ce dernier avait bondi hors de sa prison. Késar fit un pas sur le côté avec une rapidité surprenante, évitant de justesse la bête enragée. Il ne savait pas s'il l'avait évité grâce à ses capacités, ou s'il n'avait pas été la cible principale. Avait-il préféré profiter de la liberté un instant, plutôt que de le déchiqueter ? Non, probablement qu'il l'avait juste raté. Il devait être un peu rouillé.

    A peine Sargueia avait-il fait deux mètres que les gardiens se précipitaient sur lui, et braquaient différentes armes, sachant que ça ne devait pas l'effrayer, c'était plus pour se protéger eux-mêmes que pour le dissuader, ou le convaincre de retourner dans cet endroit clos.

    "Qu'avez-vous fait ?!" cracha l'un d'eux au membre de l'A.R.K.. Ce dernier ne releva pas la remarque, se contentant de rester sur ses gardes. Il savait que de toute façon, ils avaient le contrôle de la situation. Jamais Sargueia ne pourrait s'enfuir. Pour les dégâts, par contre, il ne garantissait rien. Chez les siens, on devait se mordre les doigts, car il n'avait encore donné aucune nouvelle. On se demandait pourquoi on n'avait pas fait accompagner Késar, comme d'habitude. Probablement une grosse erreur de leur part.

    "Reste calme." Il le tutoyait maintenant, laissant les politesses et formalités de côté. C'était maintenant une cible, un danger potentiel. Cependant l'ordre de ne tuer aucun détenu et de tous les ramener vivants trottait dans sa tête. Il se redressa donc, toujours prudent. Il cachait la seringue dans sa main, et commença à s'approcher du prisonnier acculé. Un vrai monstre. Une bête sauvage. Dangereuse, prête à tout. A quoi bon écouter, il n'avait rien à perdre de plus, sûrement. C'est pourquoi Késar ne comptait pas y aller de main morte. On le lui avait demandé vivant, pas en entier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sargueia Darghan
ALMANCAR

♦ Messages : 29
♦ Messages RP : 19
♦ Inscription le : 20/05/2012
♠ Humeur : Folle
♠ Emploi : Prisonnier hin.
♠ Karnevale : Aucun.

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Dim 10 Juin - 14:13

Il fut plaqué contre un mur, tel un pauvre animal qui réagissait mal à une quelconque expérience qu'on aurait pratiqué en désespoir de cause sur lui, pour le rendre utile. L'odeur métallique des canons, le regard noir des fusil, se braqua sur lui, prêt à le perforer de toutes les balles du monde. Ses yeux noyés de haine tournoyaient dans cet environnement qui lui semblait inconnu tant il l'aveuglait de sa lumière. Le jour le brûlait comme s'il avait été un Vampire.

Ce fut comme un Vampire qu'il découvrit ses crocs menaçants tant par leur état que par la personne qui les portait. Sa mâchoire qui semblait si fragile était pourtant prêt à tout pour défendre son propriétaire, valet ingrat d'un estomac qui ne demandait qu'à se remplir. Peut importe que la nourriture fut humaine ou animale, il mangerait tout ce qu'il pourrait trouver, déchiqueter ou taillader. Tout se digérait quand on crevait de faim.

Sa respiration haletante aux notes rauques signifiait un important tabagisme et un lourd travail dans le Camp Rouge, qu'il ne faisait que mériter compte tenu de toutes les vies qu'il avait volées. Ses oreilles bourdonnaient et ses genoux tremblants supportaient tant bien que mal son corps immense, saisit de vertiges, carcasse agonisante.
De haine et de désespoir, il se mit à rugir. Sans aucun Karnevale, il ne pouvait se défendre. Et aucun Karnevale ou presque ne pouvait résister aux balles contenues dans la gueule de ces armes.

Les cœurs battaient de cette même excitation de tuer ; elle n'était juste pas dirigée vers la même personne. Sargueia se raccrocha à ces pulsations vivaces, étirant un sourire qui ne présageait rien de bon. Rester calme ? Comment rester calme quand il y a autant de chair fraîche à disposition ?!
Un rire nerveux gravit la gorge raclée par des mois de souffrance. Il franchit la barre de ses lèvres gercées et se répercuta contre les murs sales tandis qu'il riait à plein poumons.

La seconde qui suivit, il avait de nouveau bondit, sa seule force puisée dans les tréfonds de son cœur noir. Les balles fusèrent. Certaines le manquèrent, d'autres le transpercèrent. Ses bras, une épaule, une cuisse.

Mais il n'en tint pas compte, animé par la faim.
Un de ses bourreaux tomba à terre tandis que l'autre tentait de le cribler de toutes les balles de son chargeur. Son dos se teinta de petites fleurs d'un rouge grenadine. Sargueïa fondit sur le cou de son adversaire. Un sinistre bruit de déchirement retenti, suivit d'un hurlement strident dont les notes tombèrent ensuite dans les rauques alors que l'air ne pouvait plus alimenter les poumons.

Une fontaine de sang couvrit le visage du psychopathe. Il redressa la tête, un champ de coquelicots humides sur son visage déformé par la haine. Quelques fibres de chair formaient une sinistre toile d’araignée le long de ses lèvres déchirées.

-Bouh.


Deux gardes laissèrent tomber leur fusil à terre et s'échappèrent du couloir en hurlant d'appeler du renfort. Un seul restait encore, un énorme fusil à pompe serré dans son étreinte de fer, prêt à faire gicler sa cervelle sur ces murs de mauvais goût.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Ven 29 Juin - 21:01

    Apparemment, le détenu ne semblait pas vouloir coopérer, ce qui semblait plutôt logique. Quoique, pas forcément, quand on pensait aux tortures qu’ils devaient subir s’ils désobéissaient, déjà que les traitements n’étaient pas enviables même s’ils se montraient dociles. Surtout que cet homme n’avait aucune chance face à tous ces gardes. Bien que certains de ces derniers n’avaient, eux, aucune chance face à lui. Une vraie bête, un monstre qui se croyait libre, à tel point qu’il en perdait toute lucidité – si tant est qu’il en possédait encore.

    Alors qu’il émettait toutes sortes de bruits rauques et de cris, Késar se stoppa quand le prisonnier bondit tel un prédateur affamé. Il n’eût pas besoin de réagir, les gardiens s’en chargèrent pour lui. Le sang jaillit, les balles se logèrent dans sa chair, la broyant au passage. Cependant, c’était comme s’il ne ressentait aucune douleur, comme si on ne lui avait pas tiré dessus. Et alors qu’il s’acharnait sur sa cible, Késar ne bougeait pas, préférant analyser cette masse qui ne tombait pas sous une pluie de balle. Intrigué ? Surpris ? Effrayé ? Excité ? Non. Son cerveau lui ordonnait de se concentrer sur Sargueia. Aucune autre émotion ne le submergeait en l’instant, contrairement à la terreur que devaient éprouver les gardiens face au repas barbare qui venait de débuter dans le couloir.
    Pas de dégoût, mais peut-être de l’ennui ou du désespoir, c’était à peu près ce que ressentait Késar, toujours sur ses gardes. Il resserra son étreinte sur son fusil, son regard se dirigeant en tous sens pour analyser la situation. Les derniers gardiens s’enfuirent pour aller chercher du renfort, bien qu’il était sûr que ces deux là ne reviendraient pas risquer leur vie.

    Seul, il était devenu une cible de choix pour Sargueia. Il rechargea alors son arme dans un bruit qui ne se gêna pas pour résonner dans le couloir. S’il fallait le tuer, tant pis. Seulement, il risquait de se faire « punir » s’il en venait là. Son premier détenu à amener, et ça dégénérait déjà. Il n’échapperait pas aux représailles. Il avait ouvert la porte sans prévenir, il avait mis en danger tous ces hommes, en ayant libéré un démon. S’il tuait ce détenu, les gardiens le jetteraient sûrement à la porte et le banniraient à jamais s’ils ne l’enfermaient pas lui aussi. Il ne pourrait probablement pas continuer sa mission et récupérer les autres prisonniers sur sa liste, ou du moins, pas tout de suite. Il fallait donc qu’il le ramène vivant. S’il ne succombait pas à ses blessures.

    Pas même deux secondes s’étaient écoulées alors que toutes ces pensées avaient traversé son esprit. Cependant, c’était déjà beaucoup trop. Il lui semblait que le monstre s’était dangereusement approché. Ou était-ce son esprit justement, qui lui jouait des tours.

    « Dépose tes armes » aurait-il voulu lui dire, cependant, malgré les dégâts qu’il avait causé à lui tout seul, il s’était battu avec comme seule arme son corps, et notamment ses dents. Les arracher et les poser sur le sol aurait été une bonne solution, mais il se doutait qu’il ne voudrait pas coopérer.

    « Tu sais que tu n’as aucune chance de survivre, je pense que tu encore assez de jugeote pour deviner ça. Si tu me suis, je pourrais te soigner et tu sortiras enfin de cette prison. »

    Ca sonnait comme s’il allait lui offrir une vie meilleure, bien que le ton de sa voix était toujours aussi plate et monotone. D’autant plus qu’il le braquait toujours avec son fusil. Un faux mouvement, et il tirait.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sargueia Darghan
ALMANCAR

♦ Messages : 29
♦ Messages RP : 19
♦ Inscription le : 20/05/2012
♠ Humeur : Folle
♠ Emploi : Prisonnier hin.
♠ Karnevale : Aucun.

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Jeu 19 Juil - 19:41

[Désolée du changement de temps pour la narration, je préfère écrire ainsi, c'est plus agréable =D]

Il lève la tête dans sa direction et dans un craquement sinistre, la penche de côté, comme pour lui offrir un nouveau point de vue pour contempler la folie qui ronronne désormais dans ses yeux. Son rythme respiratoire se calme. Il sourit tel un dément, heureux dans cet orgasme de violence procuré par la tuerie.
Le sang roule sur les murs. Ils se repeignent tout seuls de sa domination nouvelle. Sargueïa ne bouge plus ; il est totalement rasséréné désormais.

Dépose tes armes ? Mais lesquelles, cher ami ?

-Tu as peur ?

Cette éventualité, si ce n'est une certitude, renforce son sourire dératé. Ses dents cariées disent bonjour à ce robot trop parfait, ce robot qu'on a formaté et qui obéit, docile. Non. Il ne serait pas comme cela. Il ne se laisserait pas faire.
A moins qu'on ne lui donne sa dose quotidienne de chair ; il y aurait alors moyen de négocier. Négocier avec qui, au juste ? Il ignorait où son bourreau souhaitait l'emmener.

Les menaces, telles des flèches, s'entrechoquent contre son torse avant de s'échapper dans les airs. Il ne les écoute pas. Il ne les écoute plus. Plongé dans une léthargie jouissive, dans une étrange harmonie avec la machine de guerre que demeure son corps, il n'est plus attentif qu'à sa propre quiétude. La sérénité morbide qui envahit les lieux devient effrayante.

Le silence tombe, épongeant les lieux des cris et des gémissements. Les derniers sursauts tuent celui qu'il aurait pu laisser vivre. Sargueïa aurait pu crier au monde entier la jouissance qu'il ressent en cet instant et qui le déchire de toutes parts. Aurait-il pu se souvenir de la façon dont on se branle qu'il aurait éjaculé sur les cadavres, ces barrières qui s'abattent sur une nouvelle vie. Cette nouvelle vie qui lui tend la main à travers ce robot pusillanime.

-Attends-moi, j'arrive.

Il se redresse lentement, comme après une prière. Puis il s'avance en direction de son guide, méthodiquement, tel un robot. Son regard enflammé rencontre celui d'un Késar insensible.

-Je te suis. Mais je peux récupérer mon sabre, d'abord ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Mer 22 Aoû - 10:30

[Pas de problème, tu écris tellement bien que je n'ai même pas remarqué !]

    Ses attitudes, ses gestes, ses paroles, tout son être prouvait sa folie, sa monstruosité. Ce n'était plus un Homme, ni même une Bête. Peut-être serait-il devenu comme lui, s'il avait été enfermé ici ? Mais n'avait-il pas lui aussi, perdu toute identité au sein de l'A.R.K. ? Probablement. Mais ce n'était pas dans ses préoccupations pour l'insant. Son adversaire était bien trop imprébisible pour se laisser disperser pendant un dixième de seconde. Pendant un laps de temps, il pourrait lui arracher la tête. Peut-être y laisserait-il la vie aussi, mais Késar serait mort.

    L'homme à tout faire plissa ses yeux cendrés au sourire carnassier du prisonnier. Un ange passa, le silence se faisant alors pesant, créant une atmosphère palpable. Pourtant, Késar ne bougeait pas, et affichait son air habituellement calme.
    Cependant, l'expression changea légèrement quand l'autre lui annonça qu'il le suivait. Alors qu'il pensait qu'il allait avoir du fil à retordre avec ce détenu, il avait changé brutalement d'attitude, troquant sa vivacité contre une lenteur étonnante. Avait-il compris que cela ne servait à rien ? S'était-il résigné ? Non, sûrement pas. A vrai dire, Késar ne tenta même pas de comprendre ce qu'il se passait dans la tête de Sargueia, car si tout pour lui était régie par la logique, c'était tout le contraire dans cet esprit diabolique. Si différents, mais pourtant si semblables...

    Késar regarda, incrédule, le monstre qui venait de tuer et dévorer des hommes, et qui lui demandait maintenant de récupérer son arme. Il baissa alors son arme et haussa les épaules.

    "Où se trouve-t-il ?" demanda-t-il alors. "Sache seulement que là où on va, tu ne pourras pas le garder constamment avec toi. Mais tu peux l'emmener si tu veux, on verra bien ce qu'ils disent de ça. Pour l'instant je me réserve le droit de le garder avec moi."

    Bien que ça n'était pas vraiment nécessaire, on ne savait jamais. Déjà qu'il avait dérapé, il ne voulait pas créer plus de problèmes qu'il n'en avait fait. Ses "tuteurs" devaient se mordre les doigts en attendant son retour.

    "Ah, je vais t'accompagner au fourgon, je vais devoir t'attacher. Tu m'attendras quelques minutes." Il fallait encore qu'il récupère d'autres prisionniers, du moins, il pensait cela plutôt compromis, vu la catastrophe qui venait de se produire. Arrivés au véhicule, ils seraient plutôt conviés à partir.

    Comme s'il enjambait de simples gravas, il passa au-dessus des corps sans vie des gardiens, et fit signe à Sargueia de passer devant lui. Déjà, pour qu'il le guide jusqu'à son sabre, et pour avoir un oeil sur lui. Ou plutôt, un fusil. Un geste suspect, et c'était deux balles dans la colonne vertébrale qui lui seraient fatales.

    "Avance." ordonna-t-il, de sa voix habituelle, prouvant son sang-froid même dans une telle situation.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sargueia Darghan
ALMANCAR

♦ Messages : 29
♦ Messages RP : 19
♦ Inscription le : 20/05/2012
♠ Humeur : Folle
♠ Emploi : Prisonnier hin.
♠ Karnevale : Aucun.

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Mer 22 Aoû - 13:11

-Il est dans la réserve de L'Ecole du Dragon. Va falloir que t’aille le chercher toi-même, si je suis tenu en laisse.

Etrangement, cela le fait rire car dieu sait combien de mains sales et impures se sont servies de son arme pour s'entraîner. Son arme doit être bien rouillée, entachée, émoussée. Il va falloir l'affûter et en prendre soin lorsqu'on la lui rendra...si toutefois on lui laisse la garder car visiblement, cela va être difficile, là on on l'emmène. Dans un autre camp ? A la mort ? Non Ehma Riley n'aurait pas dépêché quelqu'un exprès pour sa pauvre carcasse.

Sans un mot, il passe devant Késar, qu'il laisse se rassurer du jouet futile qu'il serre pourtant dans sa main avec hargne. Comme celle avec laquelle on s'accroche éperdument à la vie. Ses pieds nus enjambent les cadavres qu'il laisse derrière lui comme des vêtements sales, pataugent dans le sang chaud, devenu noir et caillé, comme de l'eau putride. Les grelots attachés à ses dreadlocks pendent tristement sur sa poitrine, criant une litanie agonisante.

Le chemin s'étire dans la lumière du crépuscule mais il le connaît bien. Etonnés, les autres prisonniers se pressent contre leurs portes et collent leur visage crasseux, bouffé par la lèpre et la vermine, contre l'ouverture qui leur permet de voir le couloir. Les pupilles s'écarquillent, les murmures fusent. Pourquoi lui, la Bête du Camp, n'a pas de menottes ? Pourquoi est-il si calme ?

Les railleries fusent, s'entrechoquent contre son corps de pierre, crade et barré de cicatrices, tel un Almancarien. On frappe contre les porte blindées, on hurle, on crache sur le sol. C'est un vacarme, triomphal ou humiliant, on ne le saura jamais, qui l'accompagne jusqu'au dehors. Des gardes l'attendent, les yeux écarquillés de terreur.

Ils savent. Et ils pissent dans leur froc.
Sargueïa les regarde. Ils ont un mouvement de recul.
Et il sourit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Késar Kairos
MEMBRE DE L'A.R.K

♦ Messages : 36
♦ Messages RP : 10
♦ Inscription le : 27/05/2012
♠ Humeur : Instable
♠ Emploi : Homme à tout faire
♠ Karnevale : Karnevale Theft - Vol de Karnevale

MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   Ven 24 Aoû - 19:12

    Késar soupira à la réponse du détenu. Jamais il n'aurait du accepter de chercher son arme. Après, le problème n'était pas qu'il tenait toutes ses promesses - déjà il n'en faisait que rarement - qui n'en était pas vraiment une, et ce n'était pas comme si il lui devait quelque chose. Le vrai problème c'était que s'il ne la récupérait pas, le prisonnier risquait de faire des siennes. Loin de là qu'il comptait céder à tous ses "caprices", mais il lui semblait que ce sabre lui était important.

    "D'accord, je verrais ce que je peux faire. La priorité est de vous conduire, toi et les autres, ailleurs pour le moment. Mais on fera un petit détour."

    Si tu me promets qu'en échange tu seras docile aurait-il voulu ajouter. Cependant il s'abstint, sachant que cela ne ferait qu'engendrer rires sur ce visage monstrueux, ce qui l'agacerait. Il se contenta donc de lui faire un signe de tête vers l'avant, signe qu'il devait avancer.

    Les cris, les tintements, les râles, les grelots, tout ce vacarme assourdissant ne faisait que renforcer l'ambiance glauque et étrange de la prison, et qui, entre autre, exaspérait Késar. Son rythme ne changea pourtant pas, et quand il rejoignit les gardes, il leur lança un regard froid :

    "Je vous accompagne pour aller l'attacher dans la camionnette." Sous-entendu qu'ils étaient si terrifiés qu'ils seraient même incapables de regarder le détenu dans les yeux. Erreur.
    Ils se rendirent donc au fourgon, Késar ne pressant ni ne brusquant Sargueia, car ne voyant pas l'intérêt, et l'attacha à ses chaînes. C'est que ça devait le changer...

    "Gardez un oeil sur lui." leur ordonna-t-il sèchement. "Et, ne leur fais pas trop peur..." s'adressa-t-il à la Bête. Humour ? Sincérité ? Qui sait. Quoiqu'il en soit il alla continuer la mission qui lui avait été donnée, celles de récupérer tous les détenus sur sa liste. En espérant qu'ils n'étaient tous pas aussi dangereux que Sargueia. Mais au vu de la réaction de ces derniers, ça l'étonnerait.


[HRP : Je ne sais pas si on clôture le RP ? :O]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Cobaye obéissant et cobaye récalcitrant [PV Sargueia]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Karnevale Avenue :: Archives des RPs : Opale :: Les Cellules-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Signaler un abus | Forum gratuit